Paroles d'experts

Finance participative : l’analyse de Tristan Diefenbacher, de la direction générale des entreprises

Cette semaine, l’équipe des Cafés économiques donne la parole à Tristan Diefenbacher, chef du bureau de l’entrepreneuriat et du développement des entreprises à la direction générale des entreprises (DGE), sur le sujet de la finance participative.

Tristan Diefenbacher, chef du bureau entrepreneuriat de la direction générale des entreprises (DGE).

Tristan Diefenbacher, chef du bureau de l’entrepreneuriat et du développement des entreprises de la direction générale des entreprises (DGE).

Quel est le rôle de la direction générale des entreprises (DGE), auprès des entreprises qui souhaitent avoir recours au financement participatif ?

Nous jouons essentiellement un rôle réglementaire. Nous avons travaillé, avec la direction générale du Trésor, sur la réforme du crowdfunding. Elle a permis de créer un cadre spécifique dédié au secteur : à la fois protecteur pour les investisseurs et souple pour les plateformes. Nous avons également contribué à la mise en avant de ce sujet au sein de l’administration et jusqu’au niveau politique, à l’occasion des Assises de l’entrepreneuriat qui se sont tenues en 2013.

Selon vous, quels avantages ont les entrepreneurs à avoir recours à ce type de financement ?

Ce qui est intéressant avec le crowdfunding, c’est qu’il permet aux créateurs d’entreprise de bénéficier d’un premier test de marché en grandeur réelle. Mais ce qui peut manquer au financement participatif, c’est toute la partie « accompagnement », qui caractérise le microcrédit. Toutefois, comme le crowdfunding s’adresse davantage aux entrepreneurs dont le projet est déjà bien avancé, cela ne pose pas vraiment de problème. A mon sens, l’entrepreneur qui fait appel au financement participatif vient en fait confirmer son concept sur une plateforme. S’il trouve un financement, il peut se dire que son produit a des chances de trouver preneur.
L’avantage du crowdfunding, comme du microcrédit, c’est la souplesse : on peut tenter sa chance même si on n’a pas obtenu de crédit auprès des banques ou des investisseurs. L’entreprise qui a obtenu un microcrédit ou un financement via une plateforme participative peut d’ailleurs ensuite accéder à d’autres financements. Cela crée une dynamique autour de l’entreprise.

En savoir + sur les missions de la direction générale des entreprises en page 4 de cet article >>

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