Retour sur les cafés

L’intelligence économique, un outil au service de la compétitivité des entreprises?

L’équipe des Cafés économiques de Bercy a organisé, vendredi 13 février au ministère, une rencontre sur le thème de l’intelligence économique et de ses liens avec la compétitivité des entreprises. Plusieurs enjeux ont été évoqués, parmi lesquels la place d’un Etat stratège et le traitement des données, avec l’arrivée du big data.

intelligence économique et compétitivité des etnreprises : débats

Près de quarante étudiants de l’école de commerce ESCG Paris sont venus participer au café économique organisé à Bercy, le 13 février, sur le thème de l’intelligence économique et de la compétitivité des entreprises.

« Comment l’intelligence économique participe-t-elle à la compétitivité des entreprises ? ». C’est la problématique autour de laquelle étaient venus débattre les participants au café économique, organisé le 13 février à Bercy.

Deux intervenants ont livré leurs témoignages :

  • Jean-Louis Tertian, coordonnateur ministériel à l’intelligence économique, chef du service de coordination à l’intelligence économique (SCIE) des ministères économiques et financiers.
  • Georges Fischer, directeur réseaux et partenariats internationaux à la chambre de commerce et d’industrie de la région Paris-Ile-de-France.

Pour les écouter, près d’une quarantaine d’étudiants en quatrième année de l’école de commerce ESCG Paris avait fait le déplacement.

Au menu des échanges : la révolution numérique, ses conséquences sur les entreprises et sur l’intelligence économique, mais aussi la question de l’Etat stratège.

L’impact des nouvelles technologies sur l’intelligence économique

Georges Fischer, directeur réseaux et partenariats internationaux, chambre de commerce et d'industrie de la région Paris Ile-de-France.

Georges Fischer, directeur réseaux et partenariats internationaux, chambre de commerce et d’industrie de la région Paris Ile-de-France.

Au cours de son intervention, Georges Fischer a ainsi mis en exergue les différences comportementales entraînées par l’irruption des technologies de l’information, avec internet notamment.

Il a dénombré quatre changements majeurs qui ont bouleversé l’activité de l’intelligence économique :

  • la vitesse et l’immédiateté. « Il ne s’agit pas ici de la vitesse de l’information uniquement, mais aussi de la vitesse à laquelle les positions d’une entreprise peuvent être remises en cause », a expliqué Georges Fischer, prenant l’exemple d’entreprises qui, ayant été leaders sur leur segment d’activité ont vu très rapidement fondre leurs parts de marché.
  • l’accroissement de l’espace / la globalisation.
  • la gestion de l’image, de la réputation. « Cette question a toujours existé mais aujourd’hui, la dimension est différente », a déclaré Georges Fischer, citant l’émergence de nouveaux métiers de la surveillance de l’image, notamment autour de la e-reputation de l’entreprise.
  • l’importance des réseaux.

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[+ Retrouver la définition de l’intelligence économique, sur le site de la délégation interministérielle à l’intelligence économique]

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2 Commentaires

  • Face à l’effet disruptif du digital et du big data, permettant l’hypercroissance de jeunes acteurs (souvent aux dépens d’acteurs matures et installé), il est légitime de se demander si les démarches de conduite du changement de type structurel ont toujours raison d’être… ou s’il ne faut pas privilégier la capacité des organisations à s’adapter… avec des approches agiles…

  • Entièrement d’accord avec vous Mr Tertian. Malheureusement, en tant que professionnel de intelligence économique, je peux vous dire que beaucoup de grands groupes sont difficiles à convaincre, passant le plus clair de leur temps à effectuer de l’espionnage industriel, préférant gagner du temps à aller chercher le réseau et les projets de leur concurrents, plutôt que d’entrer dans une logique d’anticipation et de création d’idée.
    Pourtant, lorsque l’on voit les budgets qu’ils sont prêts à dépenser pour espionner le voisin…ils dépassent souvent celui du recrutement éventuel de « visionnaires » ou de « créateurs d’idées ».