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Economie verte, un secteur d’innovation et de croissance

Qu’appelle-t-on économie verte ou « green economy » ? Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il s’agit d’une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources.

Pour y voir plus clair, nous sommes allés à la rencontre des acteurs du secteur (experts, chercheurs, entrepreneurs…) réunis lors de la conférence « Green Economy : nouveaux business et cross-fertilisation », fin juin, à l’Échangeur PME.
Tour d’horizon des problématiques afférentes à un secteur en pleine ébullition…

Les six écosystèmes de l’économie verte

Pour tendre vers ses objectifs, la green economy s’appuie sur six écosystèmes tels que définis par l’IE-Club (association permettant la rencontre des PME innovantes avec les autres acteurs de l’écosystème de l’innovation : investisseurs, grands groupes, organismes publics et centres de recherche) :

  • les énergies renouvelables,
  • l’économie circulaire (traitement de l’air, de l’eau, des déchets…),
  • l’innovation technologique,
  • l’efficacité énergétique,
  • les infrastructures et transports,
  • la « fertilisation croisée » (éco-transformation des industries et services).

Ces six piliers sont détaillés dans le Livre Blanc de l’IE-Club « Pour une croissance innovante de notre green economy ».

Les explications de Maurice Khawam, président de l’IE-Club

Développement durable, économie circulaire, consommation éco-responsable, préservation de l’environnement, réduction de l’empreinte carbone, croissance verte, autant de termes et de démarches qui nous conduisent vers le verdissement de l’économie, en passant par la transition énergétique.

Transition énergétique : quels enjeux?

Diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, réduire notre dépendance énergétique et lutter contre la précarité énergétique : un enjeu à la fois écologique, économique et social avec, comme acteur principal, le citoyen. C’est en tout cas ce que met en avant Rudy Provoost, président de la Fondation Rexel pour le Progrès énergétique, dans son nouveau modèle économique qu’il nomme « énergie 3.0 », où le consommateur produit et utilise son énergie de façon raisonnée et efficace.

Pour aller dans ce sens, des réalisations comme les immeubles Green Office® se multiplient. Ce sont des bâtiments à énergie positive dont le principe de fonctionnement repose à la fois sur la réduction des besoins énergétiques par le consommateur lui-même et sur la production d’énergie à partir de sources renouvelables (solaire, éolien, biomasse, géothermie…).

L’économie verte repose sur l’innovation technologique des grands groupes, certes, mais aussi sur celle de start-ups comme Dualsun, qui nous présente un panneau solaire fournissant simultanément énergie et eau chaude :

Interview de Jérôme Mouterde, co-fondateur et PDG de Dualsun

L’innovation au service de la green economy

Marc Giget, économiste spécialisé dans les stratégies d’innovation, définit l’innovation comme étant « l’intégration des connaissances nouvelles dans le but d’améliorer la vie des gens ».
« Le digital se met au vert » dit-il (voir vidéo ci-dessous). L’on assiste en effet à une explosion du green soft. Le green soft, ou logiciels « verts », permet la réduction de la consommation d’énergie, dans tous secteurs (biologie, bâtiment, transport, etc.). Le marché de ces logiciels, qui « représente aujourd’hui 2 Mds $, se développe de façon exponentielle et devrait atteindre les 14 Mds d’ici quatre ans » et, par voie de conséquence, déboucher sur la création d’emplois.

Éclairages de Marc Giget, fondateur de l’Institut européen des Stratégies créatives et d’Innovation

On estime que la production d’énergies nouvelles génère trois à quatre fois plus d’emplois par unité produite (kWh) que les énergies traditionnelles, car elle est diversifiée et implantée de façon très éparpillée, à proximité des lieux de consommation.
Jusqu’à cinq millions d’emplois nouveaux pourraient être créés dans l’UE d’ici 2020.
L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) estime que l’investissement nécessaire pour passer aux énergies renouvelables constitue néanmoins un frein au développement de politiques en faveur de l’économie verte.

Et vous, qu’en pensez-vous? Economie verte et éco-innovation constituent-elles, selon vous, de nouveaux relais de croissance et d’emplois? En quoi le « green digital » participe-t-il de cette évolution?
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4 Commentaires

  • Les énergies renouvelables seront incontestablement un vecteur de croissance pour demain et une réponse (enfin) aux excès en matière de pollution quelle qu’elle soit.

    Je vous rejoins sur le fait que les entreprises, et pas seulement les gros acteurs du CAC40, peuvent et doivent jouer un rôle majeur dans cette métamorphose. Et ce n’est que par elles que les mentalités pourront évoluer petit à petit.

    A leur niveaux, tous les indépendants, les autoentrepreneurs, les freelances, peuvent aussi contribuer au phénomène de différentes manières (espaces de travail collaboratif, home office, etc.).

  • Les personnes prennent enfin conscience des problèmes lié à cette croissance et à des mauvais choix énergétiques, matériaux. J’espère que les années qui se profilent permettront de changer notre mode de vie et de consommation… Que dirons les générations futures de notre gaspillage…?

  • C’est bel et bien une très grande innovation mais reste à savoir si tous les citoyens vont pouvoir s’y adapter rapidement ou pas, l’emploi des technologies vertes requiert beaucoup de patience et dépend en même temps des changements climatiques, comme pour l’utilisation des panneaux solaires. Les zones rurales ont beaucoup plus d’avantages de ce côté-là mais il est encore difficile d’implémenter l’économie verte en milieu urbain.

  • Ce reportage vidéo est très intéressant et montre clairement que l’économie verte est un secteur en pleine croissance et d’avenir…

    David